Le lendemain de leur arrivée, Henri leur propose de visiter la célèbre Galerie des Offices, ou de merveilleux tableaux anciens sont exposés. En effet, Henri y travaille comme expert et peut avoir des entrées gratuites. Elles acceptent avec joie et enthousiasme, surtout Nanny car Marguerite a peur de trouver cela un peu long.
Une fois arrivée au musée, elles passent avec plaisir devant la longue file d’attente des gens qui attendent leur tour. Puis ils commencent à visiter les différentes pièces de la galerie, Henri commente les plus célèbres des tableaux. Contrairement à ce qu’elle craignait, Marguerite trouve cela très intéressant et regarde les tableaux avec attention. Dans une des pièces consacrée au XVème siècle, elle tombe sur un tableau qui lui plait énormément.
Il s’agit d’une version de l’Annonciation peinte par Fra Angelico. Dans une pièce toute simple, l’ange debout annonce à la Vierge qu’elle va être mère de Dieu. La lumière est douce et vient du fond du tableau, mettant en relief l’attitude grave mais douce de la Vierge agenouillée sur un petit tabouret de bois. Un troisième personnage, un moine, se tient à l’écart sur la gauche, très recueilli. Le tableau est magnifique de douceur, comme figeant dans l’éternité la scène. Marguerite s’attarde à le contempler un moment alors qu’Henri et Nanny sont déjà partis dans la salle suivante. Le moine l’intrigue, il ressemble un peu à son père. Un surveillant examine aussi avec beaucoup d’attention l’œuvre. Il en a même un peu bousculé Marguerite qui, fâchée, le dévisage pour lui faire honte, mais sans aucun effet. Marguerite, qui remarque qu’il porte une perruque, lui demande alors s’il ne pourrait pas laisser les visiteurs admirer les tableaux puisque lui devrait surveiller ? L’homme la remarque enfin, et s’éloigne rapidement sans répondre comme s’il ne voulait pas se faire remarquer !
A la fin de la visite, Henri leur offre une bonne glace dans la cafétéria au bout d’une des ailes du musée. Il demande aux visiteuses quels tableaux sont leurs préférés. La grand-mère réplique : « pour moi, c’est celui de la Madone à la chaise de Raphaël ». Marguerite répond : « Le tableau de l’Annonciation de Fra Angelico ». Il leur dit qu’elles ont de très bons goûts.
Puis, ils rentrent à la maison d’Henri, contents d’avoir vu de si belles œuvres. Ils y déjeunent et Henri leur propose une promenade dans Florence.
Le soir, elles s’endorment rapidement, fatiguées de leur bonne journée.
Les jours suivants se ressemblent. Henri, guide attentionné et connaisseur leur fait découvrir les multiples trésors de sa ville. Parmi eux, la beauté et la richesse de la cathédrale les émerveillent, les gigantesques et expressives statues de la grande place les enchantent…