Le temps est assez couvert, on dirait que c’est déjà le soir sur l’aéroport de Florence. L’avion vient de stopper ses moteurs. Les voyageurs sont toujours à leurs sièges car il faut attendre que la porte soit ouverte. Marguerite et Nanny débouchent dans l’aéroport, tout le monde parle italien. Elles demandent conseil à un autre voyageur qui leur explique qu’il faut aller chercher les bagages sur un tapis roulant avant de sortir vraiment. Nanny paraît un peu nerveuse « Pourvu qu’Henri soit bien là à nous attendre car sinon je ne sais pas comment nous allons faire ! ». Marguerite est tout à fait confiante, elle vient d’apercevoir leurs valises qui arrivent et les attrape pour les mettre sur le chariot que le monsieur leur a fait prendre.

Enfin elles arrivent dans le hall d’accueil où les familles et les amis attendent les voyageurs. Ce sont des cris, des embrassades. Elles avancent en regardant de tous côtés si quelqu’un ne les guettent pas aussi. Un individu, mince et bien habillé, aux grosses lunettes d’écaille, s’avance, retire son chapeau devant elles et prononce dans un français parfait : « Madeleine. Quel grand plaisir de vous voir ici ». Il a l’air à la fois heureux, malicieux, et un peu timide. Nanny non plus n’a pas l’air bien à l’aise ; et c’est Marguerite qui prend l’initiative : « Tu vois Nanny qu’il nous attendait Henri ! Il ne fallait pas s’inquiéter. Bonjour Henri ! Je suis Marguerite et nous sommes bien contentes d’être arrivées car cela fait longtemps que nous voyageons ! ». Et elle s’approche de lui pour l’embrasser sans plus de façons.
Henri prend le chariot, les emmène dans le parking où il a garé sa voiture et les conduit dans sa maison où un rafraîchissement et un dîner léger les attend. Il faut dire que dans leurs émotions elles ne s’en étaient pas encore rendu compte mais il fait beaucoup plus chaud à Florence qu’à Paris.